Analogues du GLP-1 : le GBO dénonce une surcharge administrative inutile pour les médecins

Le Groupement belge des omnipraticiens (GBO/Cartel) déplore dans son Flash Info publié mercredi la décision de l’INAMI d’imposer, dès le 1er octobre 2025, une autorisation a priori du médecin-conseil pour le remboursement des analogues du GLP-1, même chez les patients en trajet de soins. L’organisation estime que cette mesure va accroître la charge administrative des médecins généralistes au détriment de la qualité des soins.

Selon la circulaire de l’INAMI du 17 septembre, une période de transition de quatre mois est prévue avant que cette nouvelle obligation ne devienne systématique. Le GBO s’étonne toutefois de voir cette décision appliquée avant l’évaluation du contrôle renforcé par les pharmaciens, instauré depuis mai 2025. « Pourquoi encore surcharger notre profession avec un bon de fond a priori alors qu’il existe d’autres solutions, mises en place et non encore évaluées, pour limiter la fraude au remboursement hors indications ? », interroge le syndicat.

Jusqu’ici, le contrôle reposait en grande partie sur les pharmaciens, chargés de vérifier le statut trajet de soins, l’authenticité des prescriptions papier ainsi que le nombre d’injections délivrées. Un mécanisme que le GBO jugeait « objectif et efficace », permettant de cibler les abus sans pénaliser l’ensemble des prescripteurs.

Pour le syndicat, le passage à une autorisation préalable décidée par le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke, et motivée par la nécessité de sécuriser le budget des soins de santé, risque d’entraîner des effets contre-productifs. « Ce contrôle a priori augmentera la surcharge administrative des médecins et contourne le principe des trajets de soins, au risque d’une diminution réelle de la qualité des soins », avertit le GBO.

L’organisation craint en particulier que les patients diabétiques obèses soient poussés vers une insulinothérapie inappropriée. « Toute manœuvre bureaucratique retarde les soins appropriés. Les règles administratives doivent être organisées en soutien de la qualité des soins, en traquant les abus et surprescriptions sans confisquer du temps précieux de soins à toute une profession », conclut le GBO. 

> Lire la circulaire de l'Inami

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